Immich en 2026 : ce que la v3 change vraiment

Jordan
Jordan - Expert tech et chroniqueur photo
16 Min Read

Mise à jour : 3 octobre 2026, cet article a été mis à jour pour la version 3 d’Immich.

Si vous lisez la version 2.0 de cet article : elle décrit un logiciel qui a été remplacé trois fois depuis. Les fondations sont les mêmes, mais l’interface, la sauvegarde mobile et l’automatisation ont changé en profondeur. Voici ce qui compte réellement.

En bref

Édition mobile non destructive (v3.0) : recadrer, pivoter, corriger depuis l’app, sans jamais toucher au fichier d’origine. C’est la nouveauté qui change le quotidien.

Workflows (v3.0, puis enrichis en 3.1 et 3.2) : automatisations par glisser-déposer : un déclencheur, des filtres, des actions.

Sauvegarde en arrière-plan fiable (v3.0) : le point le plus important en pratique. Android envoie uniquement les photos nouvellement prises ; il peut désormais uploader toute votre bibliothèque en tâche de fond.

Recherche repensée (v3.2) et reconnaissance faciale entre utilisateurs du même groupe (v3.2).

VersionDateCe qui change vraiment
v3.2.010 sept. 2026Recherche repensée, API recherche v2, Memories, workflows par tags, partage : reconnaissance faciale entre membres d’un groupe
v3.1.029 juil. 2026Filtres de workflow sur métadonnées EXIF, annuler une archive, carte par plage de dates sur mobile
v3.0.01er juil. 2026Édition mobile non destructive, Workflows (préversion), sauvegarde Android fiabilisée, contrôles d’intégrité, diaporama mobile, transcodage vidéo temps réel, OCR mobile
v2.0.01er oct. 2025Version stable, plus de 10 000 commits — le socle que décrit votre article actuel

Sources : notes de version v3.0.0 (1er juillet 2026), v3.1.0 (29 juillet 2026), v3.2.0 (10 septembre 2026).

Ce que v3 apporte réellement

L’édition mobile non destructive

Avant, l’éditeur mobile fonctionnait sur un système complètement différent de celui du web : au lieu de modifier la photo, il créait de nouveaux fichiers. Vous vous retrouviez avec des doublons.

Depuis la v3, le mobile utilise le même moteur que le web. Recadrer, pivoter, ajuster — dans l’app, sans jamais toucher à l’original. Et comme sur le web, c’est non destructif : vous revenez dessus plus tard, ou vous annulez. Vous éditez sur mobile, vous ajustez sur le web.

Ce qui disparaît : la recoloration, l’édition de photos en direct (Live Photos) et l’édition d’assets locaux. L’équipe annonce vouloir en remettre une partie plus tard.

Les Workflows

C’est la fonctionnalité la plus nouvelle et la moins comprise. Trois éléments :

  • Déclencheur : le point d’entrée. Quand il se produit, les étapes s’évaluent.
  • Filtres : les conditions.
  • Actions : les effets.

Éditeur visuel en glisser-déposer, ou éditeur JSON pour partager une configuration exacte avec quelqu’un. Modèles pré-faits inclus. L’API webhook fait partie du lancement.

En pratique, à quoi ça sert :

TriggerFiltreAction
Import d’un nouvel assetPhoto prise avec tel objectifAjout à un album
Réception d’un asset partagéCorrespond dans un groupeAlerte
ImportDate dans une plageAjout à un workflow de tri

La sauvegarde en arrière-plan : une véritable révolution

Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de cet article, c’est bien celle-ci.

Avant : La sauvegarde en arrière-plan sur Android se limitait aux photos tout juste capturées. Une fois la photo prise et le téléphone rangé, l’upload se lançait, mais le reste de votre bibliothèque restait en attente jusqu’à l’ouverture de l’application.

Maintenant : Grâce à un nouveau planificateur de tâches périodiques, l’intégralité de votre bibliothèque est synchronisée en arrière-plan. L’application optimise désormais la gestion des contraintes d’exécution d’Android, nettoie efficacement ses processus et vous avertit si les paramètres de batterie ou de notification risquent d’entraver vos sauvegardes.

Sur iOS, la tâche de rafraîchissement effectue désormais la synchronisation et les envois en parallèle. Les transferts démarrent ainsi instantanément, profitant au maximum de la courte fenêtre d’exécution accordée par le système.

En somme, c’est le passage d’un mode « j’ai oublié de transférer mes photos » à un état « mes photos sont déjà en sécurité sur mon serveur ».

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Deux points méritent votre attention avant toute mise à jour :

  • Partage et reconnaissance faciale (v3.2) : C’est la première étape vers un partage collaboratif réel. Vous pouvez inviter des proches dans un groupe pour que les visages soient reconnus à travers vos albums partagés, idéal pour les familles.
    • Attention : L’activation de cette fonctionnalité réinitialise la reconnaissance faciale pour l’ensemble du groupe, supprimant ainsi les noms et dates de naissance associés. Seuls les visages détectés par le machine learning sont conservés.
  • Transcodage vidéo temps réel (v3.0, expérimental) : Oubliez les attentes liées au transcodage hors-ligne. Vous pouvez désormais ajuster la qualité vidéo à la volée, permettant un stockage optimisé.
    • Prérequis : Cette fonctionnalité nécessite une configuration serveur robuste pour fonctionner correctement.
Immich 2.0

Comparaison entre Immich 3.0 et Google Photos

Stockage

Immich 3.0 vous donne la possibilité d’héberger vos photos et vidéos sur votre propre serveur. Vous n’avez plus à vous soucier des limites de stockage imposées par les plans d’abonnement. Vous avez un espace de stockage quasiment illimité, seulement limité par votre matériel. Cette indépendance vous permet de garder la confidentialité de vos données, aucun tiers ne met les mains dans celles-ci.

Par contre, Google Photos offre un stockage en cloud gratuit, mais ce dernier est limité. Passé ce quota, il faut payer un abonnement, généralement assez cher pour obtenir plus d’espace. Ce paradigme met vos souvenirs dans un modèle de monétisation, potentiellement lié aux politiques de la plateforme.

Tri et d’organisation

Immich 3.0 s’appuie sur une IA en évolution permanente pour assurer un tri automatique, en intégrant notamment la reconnaissance faciale pour organiser vos photos et vidéos. La fonction est encore en cours de développement, mais rendra plus aisée l’organisation de vos contenus tout en respectant votre vie privée.

Ce qui distingue Google Photos, ce sont ses fonctions d’IA avancées, qui vous aident à trier automatiquement vos contenus par visages, objets et lieux avec une identification précise. La recherche est rapide et souple, elle vous permet de retrouver instantanément vos images, même dans des archives conséquentes. Cela confère un net avantage en terme d’expérience utilisateur.

Tarification et modèles d’abonnement

CritèresImmich 3.0Google Photos
Coût initialGratuit (open-source), mais nécessite un serveur personnelGratuit jusqu’à 15 Go partagés (Google Drive, Photos)
AbonnementPas d’abonnement, investissement matériel uniqueOffres Google One à partir de quelques euros par mois
Contrôle des donnéesUtilisateur possède et contrôle ses donnéesGoogle contrôle et analyse les données, risque publicitaire
MaintenanceNécessite connaissances techniques pour installation et gestionService clé en main sans gestion technique
Immich 2.0

Immich 3.0 : liberté, sécurité et personnalisation

FonctionnalitéGoogle PhotosImmich 3.0
Contrôle des donnéesContrôlé par GoogleContrôle total par l’utilisateur
StockageLimited free, plans payantsUtilise votre propre serveur
Interface utilisateurNon personnalisablePersonnalisable
Plateformes supportéesMajorité des plateformesMajorité des plateformes, incluant ARM et NAS

Comment migrer facilement vers Immich 3.0

Si vos photos ont déjà disparu de Google Photos ou si vous ne savez plus comment les retrouver. Cela vous permet d’obtenir une archive complète de toutes vos photos, albums et métadonnées. Ensuite, installez Immich 3.0 sur votre propre serveur, ou bien utilisez une instance hébergée.

Utilisez immich-go, un outil spécifique conçu pour importer les archives Takeout de Google Photos vers Immich 3.0. Cet utilitaire conserve les données EXIF et les noms d’albums, ce qui rend le transfert plus fluide. Il corrige les métadonnées, maintient la structure des albums et utilise une synchronisation intelligente pour éviter les doublons.

Pour transférer vos contenus, exécutez la commande d’upload avec immich-go. Ensuite, activez la sauvegarde automatique depuis votre mobile, directement dans Immich 3.0, afin de synchroniser sans effort vos dernières photos.

Avant la migration, il est important de bien gérer vos albums : renommez-les de manière claire pour éviter tout conflit lors du partage collaboratif, et supprimez ou archivez localement les photos que vous ne souhaitez plus conserver. Veillez à ce que vos fichiers locaux soient basés sur la copie la plus récente sauvegardée dans Google Photos, afin de ne rien perdre. Assurez-vous également d’avoir suffisamment d’espace de stockage temporaire sur votre mobile ou PC pour faciliter le transfert.

La CLI immich-go est le moyen le plus efficace pour importer vos photos, mais pour un utilisateur novice, une interface simplifiée via Docker ou Podman permet d’essayer Immich 3.0 sans le tracas d’une installation complexe.

Il est à noter que les fonctions natives du serveur Immich 3.0 intègrent désormais un contrôle CRC et éliminent automatiquement les doublons, ce qui améliore encore la fiabilité du transfert.

  • Google Takeout : export complet compatible métadonnées
  • immich-go : outil CLI de migration optimal
  • Immich 3.0 : serveur auto-hébergé avec déduplication avancée
  • Préparation : nettoyage, renommage et libération d’espace avant migration

Retours d’expérience des utilisateurs d’Immich 3.0

Beaucoup vantent l’interface fluide et intuitive d’Immich 3.0, la qualifiant d’équivalente à celle de Google Photos, mais avec leurs données sous leur propre contrôle. Ils aiment la simplicité du processus qui utilise la fonction de sauvegarde automatique de leurs appareils mobiles, ce qui rend la gestion des photos transparente et sans tracas.

La navigation a été grandement simplifiée, rendant Immich 3.0 accessible à tous, même aux personnes peu familières avec la technologie. Un utilisateur a même confié avoir rapidement abandonné Apple Photos pour Immich 3.0, grâce à la synchronisation des albums, une fonctionnalité très attendue désormais disponible.

Les retours indiquent qu’Immich 3.0 offre des performances comparables à celles de Google Photos, avec une rapidité d’affichage et de recherche remarquable, même sur de grandes bibliothèques. La reconnaissance faciale, la géolocalisation des photos et le traitement des métadonnées sont également très efficaces, offrant une expérience utilisateur proche de celle des leaders du cloud.

Voici un tableau comparateur des points essentiels :

CritèreImmich 3.0Google Photos
Contrôle des données100 % local, autonomie complèteCloud tiers, données chez Google
Vitesse de rechercheRapide, même sur grandes bibliothèquesRapide et optimisée par IA
Fonctionnalités d’éditionFonctionnalités en développementÉditeur intégré avancé
Fonctions d’organisationAuto-stacking en préparation, albums synchronisésAutomatisation poussée et tags intelligents
ConfidentialitéPriorité à la vie privée sans collecte abusiveCollecte de données marketing associée

Suggestions d’amélioration par les utilisateurs

Des utilisateurs expérimentés propose d’inclure dans Immich 3.0 un éditeur photo rudimentaire pour ne pas avoir à utiliser d’outils externes. Auto-stacking, qui est en cours, est également très attendu pour mieux orchestrer les rafales de photos.

D’autre part, certains soulignent que la gestion des partages et des groupes doit être améliorée pour faciliter la collaboration tout en assurant la confidentialité. La collecte des données d’usage est toujours un sujet épineux avec de fortes attentes de transparence et de désactivation possible pour empêcher des atteintes à la vie privée.

En bref, Immich 3.0 redéfinit la priorisation de vos données dans la conception de son système, en devenant une alternative éthique et sécurisée aux géants du cloud photo.

FAQ

Qu’est-ce qu’Immich 3.0 et en quoi est-il différent de Google Photos ?

Immich 3.0 est une application de gestion des photos et de stockage destinée à ceux qui veulent conserver la main sur leurs données. Contrairement à Google Photos, qui utilise le cloud de Google, Immich vous permet de garder vos photos sur vos propres serveurs ou appareils, ce qui augmente la sécurité et la confidentialité.

Complètement open source, Immich 3.0 propose aussi des possibilités avancées de partage et d’organisation, tout en vous laissant le choix de modifier le moindre détail de l’expérience selon vos envies.

Immich 3.0 est-il facile à installer et à utiliser ?

Immich 3.0 a été fait pour être accessible à tous, même sans connaissance technique. Il peut être installé sur plusieurs plateformes, avec un guide clair pour chaque étape. L’interface simple et agréable permet une bonne organisation et une bonne navigation à travers les photos.

Les utilisateurs ont également la possibilité de rapidement importer leurs albums depuis d’autres services, la transition vers Immich 3.0 est donc aussi rapide que naturelle.

Quelles fonctionnalités Immich 3.0 offre-t-il par rapport à Google Photos ?

Immich 3.0 regorge de fonctionnalités pensées pour offrir à la fois confort et sécurité. Il permet un stockage illimité des photos, une recherche avancée par tags et métadonnées, ainsi que des outils d’édition intégrés pour retoucher vos images directement depuis l’application.

Le partage est également au cœur de l’expérience : les utilisateurs peuvent définir précisément qui peut accéder à leurs albums ou utiliser des liens temporaires pour un partage plus sûr. Contrairement à Google Photos, Immich ne compresse pas les images, préservant ainsi leur qualité d’origine.

Installation et téléchargement : Immich · GitHub
Serveur : Discord
Documentation : Quick start | Immich

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Jordan
Expert tech et chroniqueur photo
Jordan ne fait pas que tester des NAS — il les démonte, les pousse jusqu'à la panne, et en tire des conclusions que personne d'autre ne prend le temps de formuler. Entre deux firmwares et un feed Instagram soigné, il a développé une obsession : rendre la tech complexe enfin digeste.Chez pixfan.com, il couvre l'univers du stockage réseau et de l'IA embarquée avec un regard qui tranche — celui d'un utilisateur exigeant avant d'être un chroniqueur. Pas de langue de bois, pas de test bâclé. Juste une conviction : le bon matériel, bien compris, change vraiment la façon dont on travaille et crée.
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