Le Fujifilm instax mini Evo 2 donne davantage de raisons de déclencher. Mais de remplacer le premier modèle ? C’est moins évident. Avec son grand écran tactile, son nouveau capteur et ses courtes séquences vidéo, cet instantané hybride fait surtout évoluer ce qui précède le tirage. Annoncé à 269,99 € pour fin novembre 2026, il mérite qu’on distingue les progrès utiles des fonctions simplement reconduites.
- À retenir
- Un instantané qui laisse le droit d’hésiter
- L’écran change plus que la façade
- Un nouveau capteur, avec des chiffres à lire jusqu’au bout
- Voir autour du cadre, pas seulement à l’intérieur
- Quatre secondes pour garder ce que l’image fixe oublie
- Ce que le premier mini Evo faisait déjà très bien
- Le confort a aussi son poids
- La fiche technique en bref
- Faut-il remplacer son mini Evo ou choisir le nouveau ?
- Les questions pratiques avant l’achat
À retenir
Le mini Evo 2 apporte un écran tactile de 4,46 pouces, un capteur plus grand et deux fonctions : Expanded View pour observer au-delà du cadre, et Immersive Movie pour conserver les secondes précédant la photo. Il garde le format instax mini, les cent combinaisons d’effets et une définition d’impression comparable à celle du premier modèle. L’évolution porte donc principalement sur le confort et la capture, avec un boîtier plus lourd et une autonomie annoncée légèrement inférieure.
Un instantané qui laisse le droit d’hésiter
Photographier, regarder, puis décider d’imprimer : le mini Evo 2 conserve le principe hybride de son prédécesseur. Contrairement à un instantané qui expose une feuille à chaque déclenchement, il permet de sélectionner les images auxquelles on souhaite donner une existence sur papier. Il peut aussi imprimer des photos provenant d’un smartphone via l’application instax mini Evo.
Le tirage devient un choix, pas une obligation.
Selon le communiqué de Fujifilm Europe, l’appareil devrait être disponible à partir de fin novembre 2026 au prix conseillé de 269,99 €. Une bandoulière et un câble USB-C sont annoncés dans la boîte. Il faudra acheter les films séparément, ainsi qu’une carte microSD pour utiliser Immersive Movie.
Le premier mini Evo offrait déjà cette liberté de sélection. Pour justifier le nouveau modèle, Fujifilm a donc travaillé ce qui se passe avant de tirer le levier d’impression.
L’écran change plus que la façade
L’ancien écran de 3 pouces, non tactile et doté d’environ 460 000 points, cède la place à une dalle tactile de 4,46 pouces affichant environ 1,23 million de points. Fujifilm arrondit sa diagonale à 4,5 pouces dans sa communication.
Pour composer et choisir ses photos, cette évolution paraît plus utile qu’une nouvelle collection de filtres. Vérifier une expression, examiner un détail ou parcourir ses images devrait être plus confortable. Restera à juger la lisibilité en extérieur et la réactivité de l’interface lors d’un essai.
L’appareil conserve ses commandes d’inspiration analogique, dont la molette des effets de film et le levier d’impression. Le tactile complète donc les gestes physiques plutôt qu’il ne les remplace.
C’est un équilibre intéressant : simplifier les réglages sans retirer tout ce qui donne envie de manipuler l’objet.

Un nouveau capteur, avec des chiffres à lire jusqu’au bout
Le mini Evo original utilise un capteur de type 1/5 pouce et enregistre des photos de 2 560 × 1 920 pixels. Le mini Evo 2 passe à un capteur de type 1/2,77 pouce, annoncé à environ 16,3 millions de pixels effectifs.
Cela ne signifie pas que chaque fichier enregistré compte 16 mégapixels. Fujifilm indique une définition de 2 144 × 2 860 pixels en mode normal, et de 3 100 × 4 128 pixels avec l’effet grand-angle et une carte mémoire.
Le changement matériel est réel. Son bénéfice sur les détails, les couleurs ou les images en faible lumière devra toutefois être mesuré. Cette présentation repose sur les caractéristiques annoncées, pas sur un test comparatif.
Surtout, le nouveau capteur ne transforme pas le support final. Les deux générations utilisent le même film instax mini et une définition d’impression comparable. La mention « 600 dpi » n’est donc pas une nouveauté propre au mini Evo 2.
Pour qui attend avant tout de meilleurs tirages, voilà le point à garder en tête.
Voir autour du cadre, pas seulement à l’intérieur
Expanded View affiche une portion de scène plus large que la zone retenue pour la photo. Un guide délimite le cadrage final : on peut ainsi observer les éléments susceptibles d’y entrer avant de déclencher.
Imaginez une photo de groupe. Une personne s’approche sur le côté alors que vous êtes déjà prêt. Voir son arrivée pourrait permettre de reprendre la composition sans attendre une première image ratée. C’est un exemple d’usage, pas un bénéfice constaté lors d’un essai.
Attention, néanmoins, à distinguer cet affichage de l’angle de champ photographié. Le premier mini Evo annonce un équivalent 28 mm. Le mini Evo 2 correspond à un 33 mm sans effet grand-angle, et à un 23 mm avec cet effet. Son cadrage normal est donc plus serré sur le papier ; le champ plus large dépend du mode utilisé.
Voir davantage à l’écran ne veut pas dire que tout apparaîtra sur la photo.
Quatre secondes pour garder ce que l’image fixe oublie
Avec Immersive Movie, le mini Evo 2 conserve les quatre secondes précédant le déclenchement. Cette fonction nécessite une carte microSD vendue séparément, les séquences ne pouvant pas être stockées dans la mémoire interne.
Prenez une personne qui découvre un cadeau : la photo retient son expression ; les secondes précédentes peuvent préserver le geste, l’attente, le mouvement. L’idée n’est pas de remplacer la vidéo du téléphone, mais d’ajouter un fragment de contexte au souvenir.
Les caractéristiques restent modestes : 560 × 992 pixels à 24 images par seconde. La fiche technique mentionne par ailleurs environ cinq secondes par fichier, tandis que la présentation insiste sur les quatre secondes avant la photo. Cette différence reste à clarifier.
Fujifilm explore aussi le rapprochement entre mouvement et tirage avec l’instax mini Evo Cinema. Ce modèle constitue une autre proposition à découvrir, sans le confondre avec l’Evo 2 sous prétexte qu’ils partagent une partie de leur nom.
Ce que le premier mini Evo faisait déjà très bien
Dix effets d’objectif, dix effets de film et cent combinaisons : la formule était déjà présente sur le premier modèle. Même constat pour l’impression depuis un smartphone, le déclenchement à distance et les réglages d’exposition, de balance des blancs ou de flash.
Ces fonctions restent intéressantes. Elles ne constituent simplement pas des raisons de changer de génération.
L’USB-C mérite la même précision. Les premiers mini Evo étaient équipés en Micro-USB, mais Fujifilm a ensuite fait évoluer la production vers l’USB-C. Il faut donc vérifier la version de l’ancien appareil plutôt que supposer que ce connecteur est réservé au nouveau.
Le mini Evo 2 imprime un peu plus vite : environ 14 secondes annoncées, contre 16 secondes pour son prédécesseur. Ces durées concernent la sortie du tirage, pas son développement complet.
Le confort a aussi son poids
Le nouvel appareil atteint environ 330 g, contre 285 g pour le premier mini Evo. Son épaisseur passe de 36 à 43,7 mm, hors parties saillantes. L’écran plus généreux s’accompagne donc d’un boîtier moins discret.
L’autonomie annoncée recule également : environ 90 impressions par charge, contre 100 auparavant, selon les conditions d’utilisation. Impossible d’en déduire directement la durée d’une sortie photo, mais le nouveau modèle ne progresse pas sur cet indicateur.
Fujifilm privilégie davantage de possibilités et de confort. Pas la compacité à tout prix.
La fiche technique en bref
Capteur : CMOS de type 1/2,77 pouce, environ 16,3 millions de pixels effectifs. Fichiers de 2 144 × 2 860 pixels en mode normal, jusqu’à 3 100 × 4 128 pixels avec l’effet grand-angle et une carte mémoire.
Objectif et écran : équivalent 33 mm sans effet grand-angle, ou 23 mm avec cet effet ; mise au point à partir de 10 cm. Écran LCD tactile de 4,46 pouces et environ 1,23 million de points.
Création et vidéo : cent combinaisons d’effets, Expanded View, Immersive Movie en 560 × 992 pixels à 24 images par seconde. Carte microSD obligatoire pour les séquences vidéo.
Impression : film instax mini, image de 62 × 46 mm sur une feuille de 86 × 54 mm. Définition d’exposition de 1 600 × 600 points depuis l’appareil, contre 800 × 600 points depuis un smartphone. Rendus instax-Rich et instax-Natural.
Application et alimentation : impression depuis un smartphone, déclenchement à distance, recharge USB-C et environ 90 impressions par charge selon les conditions d’utilisation.
Poids et équipement : environ 330 g sans film ni carte mémoire. Bandoulière et câble USB-C annoncés dans la boîte ; films et carte microSD vendus séparément.
Faut-il remplacer son mini Evo ou choisir le nouveau ?
Si votre premier mini Evo vous sert surtout à sélectionner et imprimer des photos, son remplacement ne paraît pas indispensable sur la seule base des caractéristiques annoncées. Le support et la définition d’impression restent comparables, tout comme les cent associations d’effets.
Le mini Evo 2 se défend davantage si le petit écran vous limite, si vous souhaitez varier les cadrages ou si les séquences Immersive Movie vous attirent. Ce sont les raisons les plus concrètes de préférer cette génération.
Pour un premier achat, le choix dépendra aussi de l’écart de prix réellement constaté. Le nouveau modèle propose l’interface la plus récente ; l’ancien conserve l’essentiel du fonctionnement hybride. Une remise importante pourrait donc peser davantage qu’une fonction que vous utiliserez rarement.
Vous découvrez cette catégorie ? Le Leica SOFORT 2 associe lui aussi sélection numérique et tirage instantané. Il offre un autre point de comparaison pour comprendre cette approche avant de choisir un appareil.
Le premier mini Evo permet déjà de choisir les images que l’on imprime. Le second cherche surtout à rendre leur capture plus plaisante. C’est sur cette différence, bien plus que sur le nombre d’effets, que le choix mérite de se faire.
Les questions pratiques avant l’achat
Quand sort le Fujifilm instax mini Evo 2 et à quel prix ?
Selon le communiqué de Fujifilm Europe, sa disponibilité est prévue à partir de fin novembre 2026, au prix conseillé de 269,99 €. Les films et la carte microSD sont vendus séparément.
Faut-il imprimer chaque photo ?
Non. Le mini Evo 2 enregistre les photos en numérique et permet de sélectionner celles à imprimer. Vous pouvez examiner une image avant d’utiliser une feuille de film.
Quels films faut-il acheter ?
L’appareil utilise les films instax mini, comme son prédécesseur. Ils produisent une image de 62 × 46 mm sur une feuille de 86 × 54 mm. Les formats instax SQUARE et instax WIDE ne conviennent pas.
Une carte microSD est-elle obligatoire ?
Pas pour l’ensemble des fonctions. Elle est nécessaire pour Immersive Movie, car les séquences ne peuvent pas être enregistrées dans la mémoire interne.
Peut-on imprimer les photos de son téléphone ?
Oui. L’application instax mini Evo permet d’envoyer des images depuis un smartphone vers l’appareil pour les imprimer. Elle permet également de déclencher l’appareil à distance.

