Mise à jour OM System : trois téléobjectifs passent à 50 i/s

Anthony
Anthony - Rédacteur en chef
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Votre téléobjectif est-il concerné ? La mise à jour des objectifs OM System à 50 i/s vise trois références précises, associées aux OM-1, OM-1 Mark II ou OM-3. Le firmware 1.1 débloque cette cadence en Sequential Shooting SH2 et Pro Capture SH2. Pour les actions fugaces, le gain le plus intéressant n’est pas forcément la vitesse : c’est la possibilité de conserver des images prises avant votre appui complet sur le déclencheur.

À retenir

Le firmware 1.1 concerne les M.Zuiko Digital ED 40-150mm f/4.0 PRO, 100-400mm f/5.0-6.3 IS II et 150-600mm f/5.0-6.3 IS. Avec un OM-1, OM-1 Mark II ou OM-3, ces objectifs prennent désormais en charge des rafales allant jusqu’à 50 images par seconde dans les modes SH2 et Pro Capture SH2. Cette évolution ne change pas leurs qualités optiques : elle élargit les possibilités de prise de vue du matériel existant.

mise à jour objectifs om system 50 i/s
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Votre objectif doit porter le bon nom

Avant de parler d’oiseaux en vol, regardez la référence de votre objectif.

La mise à jour concerne le M.Zuiko Digital ED 40-150mm f/4.0 PRO, le M.Zuiko Digital ED 100-400mm f/5.0-6.3 IS II et le M.Zuiko Digital ED 150-600mm f/5.0-6.3 IS. La nouvelle compatibilité à 50 i/s est annoncée avec les boîtiers OM System OM-1, OM-1 Mark II et OM-3.

Les suffixes ne sont pas accessoires. Le 100-400mm visé est bien la version IS II ; le 40-150mm concerné est le modèle f/4.0 PRO. Posséder un objectif partageant la même plage focale ne suffit donc pas à bénéficier de cette nouveauté. De même, l’annonce ne permet pas d’étendre cette compatibilité à tous les boîtiers de la marque.

Une fois cette vérification faite, la question devient plus intéressante : qu’allez-vous réellement gagner ?

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Le firmware 1.1 ne rend pas le verre meilleur

Pas de nouvelle formule optique. Pas de promesse de piqué supérieur.

Le firmware 1.1 ajoute la prise en charge de deux modes à une cadence allant jusqu’à 50 i/s : Sequential Shooting SH2 et Pro Capture SH2. OM System avait déjà étendu cette possibilité à d’autres objectifs M.Zuiko, notamment le Digital ED 12-40mm f/2.8 PRO. Cette mise à jour poursuit donc une évolution existante vers trois téléobjectifs supplémentaires.

C’est une amélioration d’usage, pas une transformation de l’objectif.

La distinction mérite d’être conservée. On peut apprécier une nouveauté sans lui prêter des effets qu’elle n’a pas. Ici, l’intérêt est de disposer de davantage de possibilités pour enregistrer une action rapide avec son équipement actuel, sans devoir changer de téléobjectif.

Mais les deux modes concernés ne répondent pas exactement au même problème.

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SH2 accélère la rafale. Pro Capture change son point de départ

En Sequential Shooting SH2, l’appareil photographie en rafale pendant que vous maintenez le déclencheur complètement enfoncé. La séquence commence donc avec votre appui complet.

Imaginez un oiseau sur une branche. Vous voyez ses ailes s’ouvrir, puis déclenchez. La rafale peut enregistrer le vol, mais l’instant où ses pattes quittent le bois est peut-être déjà passé. Cinquante images par seconde ne peuvent pas récupérer une scène que l’appareil n’avait pas encore commencé à photographier.

Le Pro Capture SH2 répond à ce décalage.

Lorsque vous maintenez le déclencheur à mi-course, l’appareil commence déjà à capturer des images. Il les conserve dans une mémoire temporaire, appelée mémoire tampon. Cette réserve fonctionne comme une fenêtre glissante : les images les plus récentes remplacent progressivement les plus anciennes.

L’appui complet ne lance donc pas simplement la prise de vue. Il ordonne de sauvegarder une séquence comprenant des images enregistrées avant cet appui, selon le nombre de vues configuré. La capture peut ensuite se poursuivre pendant l’appui complet, dans les limites des réglages choisis.

Vous préparez la prise de vue avant l’événement. Vous pouvez décider de conserver la séquence après avoir vu l’action commencer.

Voilà le changement qui compte.

Ce que « photographier avant le déclenchement » veut vraiment dire

Le Pro Capture ne remonte pas dans le temps.

Reprenons l’oiseau. Vous l’avez cadré et maintenez déjà le déclencheur à mi-course. Il s’envole ; vous terminez votre appui un peu après le début du mouvement. Les images du départ peuvent alors être sauvegardées, puisqu’elles étaient déjà présentes dans la mémoire tampon.

En revanche, si vous commencez à appuyer seulement après son envol, aucune image de l’attente ou du départ n’est disponible. Le mode exige une anticipation minimale : cadrer le sujet et engager la capture à mi-course avant l’action.

La durée récupérable dépend aussi de vos réglages. À titre d’exemple, conserver 25 images avant l’appui complet, à 50 i/s, représente environ une demi-seconde de scène antérieure. Ce n’est pas une durée fixe propre au Pro Capture : elle dépend du nombre d’images retenu et de la cadence utilisée.

Pourquoi privilégier cette explication plutôt qu’une célébration des 50 i/s ? Parce que la cadence décrit une capacité. Le pré-enregistrement explique comment cette capacité peut résoudre un problème photographique.

Et ce problème ne se limite pas aux oiseaux.

Sur un terrain, le même retard peut coûter l’image

Prenons une seconde scène illustrative : vous cherchez le contact entre une raquette et une balle.

Avec une rafale classique, la séquence démarre lorsque vous appuyez complètement. Avec le Pro Capture engagé au préalable à mi-course, les images sauvegardées peuvent inclure les instants précédant votre réaction finale. Le mode ne garantit pas la photographie parfaite du contact ; il évite simplement que toute la séquence dépende du moment où votre doigt termine son mouvement.

La variante SH2 permet également de refaire la mise au point avant chaque image lorsqu’un mode autofocus continu compatible est sélectionné. Cette possibilité présente un intérêt lorsque la distance entre l’appareil et le sujet évolue pendant la séquence.

Le bon réflexe n’est donc pas nécessairement de choisir la cadence maximale et d’attendre un miracle. Il consiste à décider quelle portion de l’action vous voulez conserver, puis à préparer la capture en conséquence.

Reste à installer la mise à jour correctement.

Mettre à jour son objectif OM System sans partir au hasard

Pour vérifier les informations correspondant à votre matériel, commencez par l’assistance produit officielle d’OM System. Elle rassemble les détails des mises à jour de firmware et les manuels. Vérifiez la référence complète de l’objectif avant de suivre la procédure.

Le fabricant prévoit la mise à jour des firmwares de boîtier et d’objectif via OI.Share ou OM Workspace, selon l’équipement. Les instructions officielles de mise à jour permettent de choisir la méthode adaptée et de préparer l’opération.

Dans le cas d’OM Workspace, les instructions mentionnent notamment un logiciel à jour, une connexion Internet et une alimentation suffisante du boîtier. Suivez la procédure applicable à votre association boîtier-objectif plutôt que de considérer tous les téléchargements comme interchangeables.

Après l’installation, prenez le temps de tester le Pro Capture sur une scène sans enjeu. L’objectif est de comprendre le maintien à mi-course, la sauvegarde à l’appui complet et la portion de séquence conservée avant celui-ci, plutôt que de découvrir leur fonctionnement devant une action impossible à répéter.

La meilleure nouveauté est peut-être celle qui évite un achat

Cette mise à jour OM System à 50 i/s ne transforme pas trois téléobjectifs en nouveaux modèles. Elle donne aux utilisateurs des associations compatibles une possibilité supplémentaire pour photographier les actions rapides avec le matériel qu’ils possèdent déjà.

La prochaine fois qu’un sujet démarrera sans prévenir, votre retard de réaction ne disparaîtra pas. Mais si le Pro Capture était engagé, il ne décidera plus à lui seul du début de votre séquence.

La photographie que vous cherchez se trouve peut-être juste avant l’instant où vous pensiez avoir commencé.

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Anthony n'est pas "passionné de photographie" comme on l'est de yoga ou de batch cooking. C'est un autodidacte qui a construit son œil en dehors des écoles, ce qui signifie qu'il a commis des erreurs que les formations évitent soigneusement d'enseigner et qu'il en a tiré une grammaire visuelle qui lui appartient vraiment. Sa signature tient en trois obsessions : compositions qui respirent, couleurs qui ne crient pas, textures qu'on a envie de toucher à travers l'écran. Sur Pixfan, il partage non pas pour "inspirer" (ce mot ne veut plus rien dire), mais pour montrer les coulisses sans filtre, les ratés, les objectifs vintage qui déçoivent, le workflow qui a failli le rendre fou avant de devenir une évidence.
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